La maison couchée

Jean-François FOURTOU, 2021

À propos

La maison couchée
2021, 5 m de haut X 7,5 m de large
Courtesy de l’artiste

 

« Sur l’Esplanade de Paris La Défense, on pourra découvrir une petite maison populaire au toit pointu, typique de la région parisienne, mais couchée sur le côté. Malgré son étonnante position, tout sera intact, aucune fondation apparente, ni de trace de destruction ne seront visibles. La maison semblera être un jouet géant posé dans la ville démesurée, les perceptions des visiteurs seront mises à l’épreuve. Ils distingueront, au travers de larges fenêtres, tout le mobilier défiant les lois de la gravité, suspendu sur le côté ». Jean-François Fourtou

 

Cette œuvre est visible dans le Parcours Les Extatiques 2021

Galerie photos

Galerie photos vers la Grande Arche, de jour © Martin Argyroglo

Galerie photos

Galerie photos vers le Bassin Takis, de jour © Martin Argyroglo

La vie de l'artiste

À propos de l'artiste

Né en 1964 à Paris, France. Vit et travaille à Marrakech, Maroc.

Jean-François Fourtou a été diplômé en 1992 de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris. Il a depuis fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et collectives dans des lieux institutionnels ou privés : au MAMO (Marseille) en 2014, au Meymac en en 2015 et 2019, à la Fondation Villa Datris en 2019, dans l’exposition « Fantastic » à lille3000 en 2012, au Musée d’art contemporain de Sao Paulo en 2009 ou encore à la Verrière à Bruxelles en 2003 entre autres. Sa dernière exposition personnelle, « Comment naissent les Nanitos », a été présentée en 2020 à la galerie RX à Paris.

Galerie photos

Galerie, plans de construction et simulations 3D © L'ensemblier - Jean-François Fourtou

Galerie photos

Galerie photos, couché de soleil et nuit © Martin Argyroglo

Vidéo

L'artiste nous parle de son œuvre © BeauxArts

La vie de l'artiste

L'artiste nous parle de son œuvre

Interview de Jean-François Fourtou / La maison couchée, Les Extatiques 2021, Paris La Défense

Quelles ont été vos sources d’inspiration ?
Il y a un peu plus de 10 ans, j’ai créé une maison que j’ai appelée « Tombée du ciel », chez moi, à Marrakech. Une maison à l’envers, légèrement inclinée, qui est la réplique de la maison où était mort mon grand-père en Charente-Maritime trente ans plus tôt. Et comme c’est quelqu’un qui m’a beaucoup inspiré dans mon travail, par rapport à l’enfance et à la mémoire, c’était ma façon de lui rendre hommage. La maison couchée est donc une petite cousine de cette maison !
Ce petit pavillon de banlieue qui tombe au plein milieu des tours sur cet axe grandiloquent de La Défense, c’est aussi incongru que la maison charentaise en plein milieu des palmiers ! Je cherche toujours à créer ce contraste entre la situation et l’environnement. Et le fait qu’elle soit couchée, tombée, un peu comme un jouet qu’un géant aurait posé là, surtout au milieu des tours, à un endroit où tout est disproportionné, et d’avoir cette toute petite maison intimiste, surtout quand on voit l’aménagement intérieur… je joue un peu sur ce paradoxe.
Le fait qu’elle n’ait pas de socle est très important pour moi. Quand une sculpture est posée sur un socle, ça devient une sculpture traditionnelle et lui ôte le côté vivant de la situation. Je veux vraiment créer la surprise du visiteur, notamment avec la présence d’un Nanito sur le toit souhaité par Fabrice Bousteau, en clin d’œil à de futurs projets. Les Nanitos, ce sont de petits personnages itinérants à têtes de légumes et de potirons qui naissent dans le potager et deviennent eux-mêmes jardiniers avant de voyager.
Il y a donc deux approches à mon travail : l’une impactante, visuelle, immédiate et sculpturale qu’auront les visiteurs ; l’autre intimiste qu’ils auront moins, liée à la visite de l’intérieur où l’on retrouve l’univers de nos grand-mères avec tous les objets accrochés.

Quel projet fou aimeriez-vous réaliser sur l’espace public ?
Ça pourrait être lié aux Nanitos, justement ! Avant, quand j’étais adolescent, j’habitais Neuilly, et quand j’allais à Paris et prenais l’avenue de la Grande Armée, triste et au nom très sérieux, j’imaginais toujours des géants plus hauts que les immeubles marchant sur cette avenue, comme une armée dégingandée en mouvement qui s’installerait sur l’Arc de Triomphe. Et maintenant que je créais des Nanitos, il pourrait y avoir trois tailles différentes de personnages, dont des Nanitos géants que j’appellerais des Maxitos, qui déambuleraient dans la ville et descendraient jusqu’à La Défense. Cet axe majeur est tellement mythique que ce serait une façon de casser ce côté grandiloquent, sans provocation aucune, politique ou autre, mais de manière informelle, ludique, enfantine et bienveillante !

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